logo wtd

Wing Thaï Défense


Le WTD

De nombreuses pratiques sont proposées de manière segmentée, d'un côté l'on trouve des pratiques de self défense, de l'autre des pratiques martiales et/ou sportives comme la boxe. Si la boxe permet un apprentissage rapide de techniques de combats, elle reste un sport qui n'a pas vocation à répondre aux situations d'agressions de rue. Si la pratique martiale peut se parer d'une dimension sportive, sa maitrise est longue à acquérir tout comme l'apprentissage de la self défense qui de son côté occulte la partie sportive.

S’appuyant sur les enseignements du Wing Chun Kung Fu « la boxe du printemps radieux » qui a la particularité de proposer un programme court au regard des autres disciplines martiales (5 ans contre 25) et donc de faciliter la rapidité d'apprentissage, le WTD propose via une approche sportive et ludique, une maîtrise martiale pour sortir, si besoin, de situations délicates.

Il utilise essentiellement la souplesse, la rapidité et la déviation des forces. Il favorise le développement de la coordination, les réflexes, l'enracinement, la puissance, la sensibilité, la vitesse mais également la maîtrise de soi via des exercices de Qi Gong. Le programme passe en revue les 3 formes à mains nues du Wing Chun Kung Fu, avec les techniques de mains collantes et le travail de renforcement du mannequin de bois. S'y ajoutent les techniques de coudes et de genoux caractéristiques de la Boxe Thaï et les techniques de pieds et d'appréhension du sol du Kung Fu Vietnamien.

Construire une stabilité émotionnelle face à la violence, apaiser son mental, améliorer sa rapidité, sa précision et ses réflexes, structurer son corps, apprendre des techniques de défense et les mettre en application contre un ou plusieurs adversaires, tels sont les objectifs du Wing Thaï Défense.

position WTD

Le Wing Chun

Femme wing chun mannequin de bois

Le Wing Chun est apparu dans la province de Fujian (Sud de la Chine), au cours de la dynastie Qing vers 1644-1662. C’est une femme, Ng Mui, qui l’a créé. Elle était originaire d’un village qui s’appelle Wing Chun, et c’est pour cette raison qu’elle a nommé ce style « Wing Chun »

C’est en observant marcher une simple souris, que Ng Mui développa un nouveau système de combat qu’elle appela « Siu Bo Mui Fa Kuen » (La marche de la petite souris). Plus tard, après de plus profondes recherches et après avoir longtemps travaillé et perfectionné ses techniques et surtout, suite à une longue observation d’une grue et d’un serpent, elle perfectionna son système qui devint connu sous le nom de « Sei Ho Bak Bo » (Les huit positions du serpent et de la grue). Plus tard elle raffina encore plus profondément le système qui devint alors connu comme le « Ng Bo Mui Fa Kuen » (La Boxe de la fleur de prunier). Ces trois systèmes sont donc à l’origine du Wing Chun.

Ngu Mai comprit que l’application des mouvements d’ailes de la grue, ainsi que de la souplesse des mouvements du corps du serpent, permettaient de développer une méthode plus adaptée au combat à courte distance. Elle créa donc un style qui favorise les positions courtes et hautes et le combat à distance rapprochée.

Les techniques du Wing Chun sont avant tout conçues pour le combat rapproché. La base du Wing Chun est tout de même la détente, l’ouverture des articulations, un travail sur les tendons beaucoup plus que sur les muscles. La non force permet d’obtenir le relâchement musculaire pour favoriser et optimaliser l’interception de l’attaque de l’opposant, avec tout le potentiel de réflexe et de vitesse nécessaire.

Le Wing Chun n’est pas un style dur mais un style souple où le pratiquant doit être relâché pour développer une force élastique, coller les bras à l’adversaire et se servir de sa force pour la lui renvoyer. La puissance des frappes vient aussi de l’alignement du corps avec les bras. Ce n’est pas juste le poing qui frappe mais tout le corps aligné d’un bloc.

Sources : Monaco Wing Chun

Le Kung-Fu traditionnel

Cet art martial est composé de centaines de styles différents comme l’est le Wing Chung. Il n’est pas à considérer comme un sport de combat, mais plutôt comme une philosophie de vie. Il plonge dans les racines ancestrales de la Chine, menacée de toute part par les invasions. Devant la brutalité de l’époque, il a fallu mettre au point des méthodes de défenses efficaces. Mais au-delà de l’affrontement et de la violence, le Kung Fu est un support d’évolution intérieure profonde, où les techniques et les combats extérieurs représentent symboliquement les luttes internes de l’humain vers la réalisation et la connaissance de soi. Ici l’intuitivité créatrice prend tout son sens, car la pratique du Kung Fu est une symbolisation psycho-corporelle à elle toute seule. Chaque technique porte un nom se référant à un symbole mythique (dragon, tigre, foudre, lac, torrent, feu etc.), permettant la création d’une image du corps. Les stades d’évolution du pratiquant sont aussi marqués de symbolisme permettant une compréhension spontanée de l’état d’être. C’est une philosophie de compréhension et de maîtrise des émotions et des instincts primaires, une voie d’épanouissement et de paix intérieure dans le but de faire face à la brutalité du monde extérieur. L’ennemi véritable dans le Kung Fu authentique n’est pas l’adversaire, mais soi-même. La lutte se fait contre les tendances égoïstes de l’humain. C’est un cheminement évolutif vers la sagesse, où l’accomplissement suprême du pratiquant est l’intégration du non-combat total, du lâcher prise. Le pratiquant accompli ne se bat plus contre les autres, car il a arrêté de se battre contre lui-même.

Sources : Unissons06

kung fu illustration